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Relances clients en agence de voyage : pourquoi vous en oubliez, et comment ne plus en rater une seule

3 min de lecture

Un devis envoyé il y a dix jours, sans réponse. Une date d'option fournisseur qui tombe demain. Un acompte qui devait arriver vendredi et qui n'est pas encore là. Ce sont des situations banales dans une agence de voyage, et leur point commun est toujours le même : elles nécessitent une relance au bon moment.

Le problème, c'est que le bon moment est rarement celui où l'agent a la tête disponible pour s'en occuper.

La relance, une tâche à haute valeur ajoutée

Relancer un client n'est pas une formalité administrative. C'est un acte commercial. Un client qui n'a pas répondu à un devis n'a peut-être pas eu le temps de le lire. Une relance bien formulée, au bon moment, peut débloquer une décision d'achat.

De même, relancer sur un acompte en attente, c'est protéger la trésorerie de l'agence. Et envoyer les documents de voyage au bon moment, c'est l'une des dernières impressions que le client garde avant de partir.

La relance est donc à la fois un levier commercial, un outil de gestion financière et un élément de la qualité de service.

Pourquoi les relances sont souvent oubliées

La réponse est simple : elles dépendent de la mémoire de l'agent, pas d'un système.

Dans une journée type, un agent de voyage jongle entre les appels entrants, les demandes de devis, les échanges avec les fournisseurs, et la gestion administrative. Les relances à faire sont notées quelque part (dans un agenda, sur un Post-it, dans la tête), mais quand la journée est chargée, elles passent à demain. Et parfois, demain vient trop tard.

La date d'option fournisseur est passée. Le client a réservé ailleurs. L'acompte a été relancé avec deux semaines de retard.

Ce n'est pas une question de rigueur personnelle. C'est une question de système.

Les relances types dans un dossier voyage

Un dossier voyage standard génère plusieurs relances qui se succèdent dans le temps :

Après l'envoi du devis : si le client n'a pas répondu dans les 48 à 72 heures, une relance courte et personnelle, "avez-vous eu le temps de consulter notre proposition ?", est souvent suffisante pour relancer la conversation.

Avant la date d'option fournisseur : si le fournisseur a bloqué des places avec une option valable 5 jours, l'agent doit prévenir le client au plus tard 24 à 48 heures avant l'expiration. Passé ce délai, les places sont libérées.

Pour l'acompte : une fois le voyage confirmé, l'acompte est généralement dû dans les 7 à 14 jours. Si l'échéance approche sans paiement, la relance est indispensable.

Pour le solde : le solde est souvent dû 30 jours avant le départ. Cette relance doit être planifiée à l'avance pour ne pas arriver en urgence.

Pour les documents de voyage : passeports valides, visas requis, vaccinations recommandées : certains clients ont besoin d'être rappelés sur ces points plusieurs semaines avant le départ.

Après le retour : une prise de nouvelles à J+7 ou J+14, même courte, est l'occasion de collecter un retour et de fidéliser pour un prochain voyage.

Comment structurer le suivi sans y passer sa journée

La clé est de lier chaque relance à des étapes prédéfinies du dossier, plutôt qu'à la mémoire de l'agent.

Cela peut être un simple tableau de suivi avec les dates clés de chaque dossier actif. Cela peut être un outil de gestion qui génère automatiquement des alertes en fonction de l'état du dossier. Dans tous les cas, l'objectif est que l'agent soit notifié au bon moment, sans avoir à s'en souvenir.

La bonne relance au bon moment n'est pas sorcier. Ce qui est difficile, c'est de maintenir cette rigueur sur 20, 30 ou 50 dossiers en parallèle, sans outil adapté.

Avec un système de suivi bien conçu, les relances deviennent une routine plutôt qu'une urgence. Et les dossiers avancent sans que l'agent n'ait à porter la charge de chaque échéance dans sa tête.

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